L’intégration des étrangers en situation régulière répond à la fois à une préoccupation de cohésion nationale et aux exigences républicaines d’égalité et de fraternité. Ceux-ci doivent être pleinement reconnus acteurs de la vie de la cité. Comme les autres habitants, ils paient des cotisations sociales et des impôts, ils participent aussi à la vie de l’entreprise, des syndicats… Il est donc logique de consacrer leur présence dans la sphère politique en leur accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales.

A la suite du président de la République, Eric Besson a envisagé cette possibilité dans le cadre du débat sur l’identité nationale. Nous le prenons au mot et déposons de nouveau cette proposition de loi, déjà adoptée il y a 10 ans par l’Assemblée et enterrée par la majorité de droite du Sénat. Son argument selon lequel « les Français ne sont pas prêts » est démenti par les sondages : 55% des Français sont favorables à cette mesure. Avec le dépôt de notre texte, nous voulons mettre la droite face à ses responsabilités.