«Une autre France est possible», par Martine Aubry
Discours Martine Aubry - La Rochelle 2010
Cher amis, chers camarades,
Tout comme vous, je pense, j’ai aimé cette Université d’été à la Rochelle. Oui, j’ai aimé notre université parce qu’elle est à l’image de ce que nous sommes aujourd’hui. Des socialistes qui échangent des idées, qui
débattent, qui
proposent pour la France et les Français. Des socialistes unis pour mieux servir notre pays.
Soyons fiers de cet état d’esprit. Cultivons-le. Votre présence, votre travail, votre chaleur, votre enthousiasme constituent un espoir pour les Français. Merci à chacun d’entre vous, et au-delà de vous, à l’ensemble des militants.
Nous avons voulu une Université d’été
ouverte : ouverte sur la belle ville de la Rochelle et sur tous les Français qui y sont présents. Ouverte aussi à toutes les forces de la gauche, aux syndicalistes, aux militants associatifs, aux acteurs de l’éducation populaire, aux chercheurs, aux intellectuels, aux créateurs.
Tous ensemble, pendant ces trois jours, nous avons beaucoup travaillé car
nous avons conscience de la
gravité du moment et de la responsabilité de la gauche. Cet été, nombreux sont nos concitoyens qui n'ont pu prendre seulement quelques jours de repos, faute de pouvoir d'achat, parce qu’il fallait arbitrer entre les congés et le loyer, ou pour les enfants, entre les vacances et des soins médicaux. Eté marqué aussi par des hausses de taxes et de prix : énergie, transports, assurances, alors même que d’autres sont annoncées – je pense en particulier aux médicaments.
Dans ce contexte difficile, M. Sarkozy et son gouvernement n’ont rien trouvé de mieux, ou plutôt rien trouvé de pire, que d’opposer les Français entre eux, les Français d’ici aux Français d’ailleurs, les Français aux étrangers. Que le couplet soit classique ne le rend pas moins odieux. C’est dans ce climat que s’ouvre
un automne qui risque d’être un automne très sombre pour les Français.