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Les députés SRC se sont pleinement mobilisés en juillet pour l'examen de la réforme des retraites en commission des Affaires sociales et en commission des Finances .

Ces débats en commission ont fait apparaître les faits suivants :

- La réforme n'est financée que jusqu’en 2018. Eric Woerth a dit qu'« il faut s’habituer à des rendez-vous sur les retraites ». En clair, le passage à 62 ans et 67 ans n’est garanti que jusqu’en 2018. Pour les générations nées après 1959, de nouveaux reculs de l’âge légal sont prévus.

- Eric Woerth a reconnu le siphonnage du fond de réserve pourtant destiné aux générations qui partiront après 2020. « Le fond n’a pas été créé pour être regardé » a-t-il déclaré. Les Villepinistes s’en sont également émus par la voix de D. Guarrigues qui présentait un amendement.

- Les retraites des personnes au carrières fractionnées notamment les femmes vont être pénalisées. Dans les faits on assistera à une baisse des pensions. C’est ce qu’a implicitement reconnu la députée UMP Chantal Brunel.

- Les hauts revenus et les revenus du capital contribueront à hauteur de 2 milliards d’euros en 2020 à la réforme. C’est moins de deux fois l’effort qui va être demandé aux fonctionnaires par l’augmentation de leurs cotisations (4,9 milliards en 2020)

-  Deux conceptions très différentes de la pénibilité se sont affrontées. Alors que la majorité souhaite une approche individuelle et médicalisée, les députés SRC défendent une prise en compte de facteurs collectifs. Au terme des débats, et comme nous le craignions, aucune avancée n'a pu être obtenue.

L'ampleur de la mobilisation à la rentrée sera déterminante. Rendez-vous le 7 septembre pour le début de l'examen de la réforme en séance publique et la grande journée de mobilisation. Nous vous proposerons de suivre l'examen de la réforme en temps réel sur notre site.

« C’est une réforme pour les marchés financiers, pas pour les Français » (Jean-Marc Ayrault).Le projet présenté par le gouvernement le 16 juin est un monument d’injustice sociale et d’inefficacité financière.
 
Le recul de l’âge légal de la retraite à 62 ans, la mesure phare de ce projet, est inéquitable et injuste. Il pénalisera principalement les ouvriers et les employés qui ont été contraints de commencer à travailler jeune. Ce sont eux qui devront travailler plus, alors qu’ils ont les métiers les plus pénibles et donc une espérance de vie moins grande. Ce sont encore eux qui devront porter le poids principal de l’effort alors que les hauts revenus n’auront qu’à s’acquitter d’une aumône symbolique et resteront sous la protection du bouclier fiscal. Les revenus du capital ne participeront qu’à hauteur de 7% du financement total.


Marisol TOURAINE dénonce la réforme des retaites de N.Sarkozy

En réalité, la solution du report de l’âge légal de la retraite est un mensonge économique. Quand 65% des salariés de plus de 50 ans n’ont plus accès à l’emploi, comme c’est le cas actuellement, la charge économisée sur les retraites sera transférée sur l’assurance chômage ou sur les minima sociaux. De plus, ces périodes de chômage conduiront mécaniquement à une baisse du montant des pensions. Tous les salariés qui connaissent des ruptures de carrière, particulièrement les femmes, seront les grands perdants d’une telle réforme.
«Une autre France est possible», par Martine Aubry 
 
Discours Martine Aubry - La Rochelle 2010

Cher amis, chers camarades,
Tout comme vous, je pense, j’ai aimé cette Université d’été à la Rochelle. Oui, j’ai aimé notre université parce qu’elle est à l’image de ce que nous sommes aujourd’hui. Des socialistes qui échangent des idées, qui débattent, qui proposent pour la France et les Français. Des socialistes unis pour mieux servir notre pays. Soyons fiers de cet état d’esprit. Cultivons-le. Votre présence, votre travail, votre chaleur, votre enthousiasme constituent un espoir pour les Français. Merci à chacun d’entre vous, et au-delà de vous, à l’ensemble des militants.

Nous avons voulu une Université d’été ouverte : ouverte sur la belle ville de la Rochelle et sur tous les Français qui y sont présents. Ouverte aussi à toutes les forces de la gauche, aux syndicalistes, aux militants associatifs, aux acteurs de l’éducation populaire, aux chercheurs, aux intellectuels, aux créateurs.
Tous ensemble, pendant ces trois jours, nous avons beaucoup travaillé car nous avons conscience de la gravité du moment et de la responsabilité de la gauche. Cet été, nombreux sont nos concitoyens qui n'ont pu prendre seulement quelques jours de repos, faute de pouvoir d'achat, parce qu’il fallait arbitrer entre les congés et le loyer, ou pour les enfants, entre les vacances et des soins médicaux. Eté marqué aussi par des hausses de taxes et de prix : énergie, transports, assurances, alors même que d’autres sont annoncées – je pense en particulier aux médicaments.
Dans ce contexte difficile, M. Sarkozy et son gouvernement n’ont rien trouvé de mieux, ou plutôt rien trouvé de pire, que d’opposer les Français entre eux, les Français d’ici aux Français d’ailleurs, les Français aux étrangers. Que le couplet soit classique ne le rend pas moins odieux. C’est dans ce climat que s’ouvre un automne qui risque d’être un automne très sombre pour les Français.
Economie, Economie

Les Finances Publiques au plus mal
envoyé par GroupeSRC. - L'info internationale vidéo.

Le débat d’orientation des finances publiques, qui a eu lieu mardi 6 juillet dans l’hémicycle, est l’occasion pour les députés socialistes de renvoyer le gouvernement et la majorité à leurs responsabilités en rappelant quelques vérités. La gauche a laissé les finances publiques dans un état sain et des comptes sociaux bien gérés lorsqu’elle a quitté le pouvoir en 2002. Depuis lors, par une politique irresponsable de baisse des recettes fiscales, avec par exemple la multiplication des niches fiscales pour les plus aisés qui coûte chaque année 75 milliards d’euros ou la défiscalisation des heures supplémentaires et les exonérations de cotisations sociales depuis 2007, la droite est responsable de la situation catastrophique des finances publiques que nous connaissons aujourd’hui. La dette s’élève à 83,2 % du PIB en 2010,  soit 1500 milliards d’euros ! La limite européenne de 60 % du PIB est constamment violée depuis 2003. Il est important de rappeler qu’elle ne l’avait jamais été de 1997 à 2002. Indépendamment de la crise économique et financière, le gouvernement est comptable de la moitié des déficits actuels comme l’explique la Cour des comptes.

Bouclier fiscal, Société
« de l’hyper-présidence à l’hyper-indécence »

Le Président de la République s’est fait élire sur la République irréprochable. En passant de la nuit du Fouquet’s aux cigares de Christian Blanc on est arrivé à la République de l’indécence.

Mai 2007 : Nicolas Sarkozy vient d’être élu Président de la République. Après une nuit passée au Fouquet’s, il surprend de nouveau la France : il va entamer une «retraite» pour que la fonction l’habite selon ses propres termes, sur le Paloma, le yacht de luxe prêté par Vincent Bolloré, l’homme d’affaires, ami du tout nouveau Président, présent cette fameuse nuit au Fouquet’s.
La France entière s’étonne, mais on le saura plus tard le ton est donné.
Août 2007 : le bouclier fiscal est instauré. Ses riches amis peuvent se réjouir, leur protection rapprochée est mise en oeuvre.
En novembre 2007, lors d’une visite au Guilvinnec, un pêcheur en grève interpelle le Chef de l’Etat, la réponse de ce dernier, entouré de ses gardes du corps,  fusera : «Toi si tu as quelque chose à dire, tu as qu’à venir ici !»
Décembre 2007 : la République accueillera avec fastes Khadafi, ses amazones, ses chameaux et sa tente installés au palais de Marigny, face à l’Elysée. Il nous donnera alors des leçons sur les Droits de l’Homme.
Portrait de Jean-René MARSAC
lundi 28 juin 2010
16:41
En commission économique de l'Assemblée nationale la semaine dernière, les députés de la majorité ont voté un amendement qui nous apparaît très négatif, à la fois pour les agriculteurs et pour l'environnement. Le débat va venir dans l'hémicycle à partir de mardi prochain. Il est encore temps d'interpeller les députés de la majorité pour qu'ils reviennent sur cette décision très néfaste
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Portrait de Catherine GENISSON
lundi 14 juin 2010
14:42
Alors que l’inquiétude augmente légitimement auprès de nos concitoyens, le gouvernement persiste et signe dans sa volonté de mettre à sac ce qui fait l’essence de notre système de retraites. On ne le dira jamais assez : reculer l’âge de la retraite au delà de 60 ans, c’est instaurer la plus grande des injustices. Les ouvriers, au travail pénible et ayant commencé très tôt leur carrière, devront cotiser plus que les cadres, dont les conditions de travail sont autres.
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Portrait de Valérie FOURNEYRON
mercredi 2 juin 2010
16:40
«Je dis que je ne le ferai pas, pour différentes raisons, et la première c’est que je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français, je n’ai donc pas de mandat pour faire cela. Et ça compte, vous savez, pour moi. Je n’ai pas parlé des 63 ans et demi, donc je ne le ferai pas.» N.Sarkozy 27 mai 2008 sur RTL.
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Portrait de Bernard ROMAN
mercredi 2 juin 2010
14:43
Pour la première fois, le mouvement de décentralisation initié par la gauche en 1981 est inversé. Nicolas Sarkozy a décidé d'asphyxier les collectivités locales et de mettre fin à la décentralisation. La réforme que l'Assemblée nationale examine cette semaine illustre cette volonté en organisant une véritable régression territoriale.
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