Derrière l’emprunt, l’austérité


Voté en décembre, révisé en janvier. Le budget 2010 a subi cette semaine sa première loi rectificative pour…aggraver la dette publique avec l’adoption du « grand emprunt » de 35 milliards. Sur le principe un emprunt national pour financer des investissements d’avenir aurait pu être une bonne chose s’il marquait un changement de politique économique.

Mais dans la situation économique et financière critique, avec une dette qui dépasse les 1500 milliards d’euros, il apparaît comme une fuite en avant.
 
Cette charge supplémentaire, le gouvernement aurait pu l’éviter en remettant en cause sa politique de défiscalisation des plus fortunés. La simple abrogation du paquet fiscal et de l’exonération des plus-values de cession auraient permis de financer les priorités d’avenir sans avoir à emprunter. Les socialistes l’ont proposé, le gouvernement a une nouvelle fois dit non ! Seule note positive du débat, un amendement socialiste de Didier Migaud a permis de taxer réellement les bonus des traders.

Derrière cet épisode de l’emprunt, s’annonce un plan d’austérité grand format. Le gouvernement a présenté à la commission européenne un plan drastique de réduction des dépenses publiques. Dans le collimateur tout ce qui constitue l’armature du modèle social : les services publics, l’assurance maladie et les retraites, les collectivités territoriales…Emprunt et austérité, la France paye pour ses riches !

  • Intervention
Une dérive des comptes publics annonciatrice de la rigueur
Dans cette loi de finances rectificative, les annulations de crédits s’élèvent à 124 millions d’euros pour l’enseignement supérieur et la recherche, à 110 millions d’euros pour le développement durable et à 60 millions d’euros pour la sécurité. Vous prétendez investir pour l’avenir en choisissant des secteurs particuliers tout en leur faisant subir des annulations de crédits. La réalité est donc autrement plus préoccupante que ce que vous voulez bien afficher, par Jérôme CAHUZAC, député du Lot-et-Garonne - Motion de rejet préalable – 2 février 2010

 
  • Argumentaires
Tempête sur les finances - 03 février 2010
Dossier budget 2010
 
  • Amendement
la taxe sur les bonus bancaires ne doit pas être déductible de l’impôt sur les sociétés de Didier MIGAUD, Président de la commission des finances, député de l'Isère

 
Expressions
COMMUNIQUE DU GROUPE SOCIALISTE, RADICAL ET CITOYEN A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Eric Woerth : retrouve tardivement la mémoire !
 

Dès décembre 2009, bien avant que le dossier des retraites ne soit ouvert, le groupe socialiste avait par ma voix interrogé Eric Woerth sur le conflit d'intérêt entre ses fonctions de trésorier de l'UMP et de Ministre du Budget.
 
« Question STUPIDE !» avait de façon méprisante répondu le Ministre.
Complémentaire santé: "le gouvernement invente la taxe sur le recul social"
PARIS, 31 août 2010 (AFP) - - Le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen a dénoncé mardi la future taxation des assurances complémentaires santé qu'il a qualifiée de "taxe sur le recul social".
 Conformément à son habitude, le Président de la république a multiplié dans son entretien télévisé les contre-vérités dans le domaine économique.
 
La France est le pays qui travaille le moins.