L’arrestation de Laurent Gbagbo donne l’espoir d’un arrêt des combats et d’un retour à la paix civile. C’est son obstination à refuser de reconnaître le vote de son peuple et l’élection d’Alassane Ouattara qui a précipité la Côte d’Ivoire dans la guerre. Nous regrettons qu’il ne l’ait pas compris et qu’il ait contredit tous ses engagements militants pour la liberté et les droits de l’homme.
Mais la condition du retour à la paix est aussi qu’Alassane Ouattara et les nouvelles autorités ivoiriennes sachent maîtriser leur victoire, qu’ils s’écartent de tout esprit de vengeance contre Laurent Gbagbo et ses partisans. La réconciliation des Ivoiriens passe par le respect de la légalité et de l’Etat de droit. Alassane Ouattara s’y est solennellement engagé et la présence de l’ONU doit garantir cette parole.
Quant au rôle joué par les militaires français, rappelons avant tout qu’ils ont permis d’accélérer le dénouement du conflit et de sauver des vies humaines. Ils ont accompli leur mission à la demande de l’ONU et, à ce que nous en savons aujourd’hui, se sont tenus à son mandat. Mais il est clair qu’une fois la situation militaire et politique stabilisée, la force Licorne n’a plus vocation à rester en Côte d’Ivoire. Il faudra se retirer sans délai et consacrer toute notre aide au développement du pays.
Question au gouvernement de Jean-Marc Ayrault le 12 avril 2011