L’opération américaine qui a conduit à la mort de Ben Laden est un succès qui permet au monde de tourner une page du terrorisme mondial. Si la disparition du chef d’Al Qaeda ne met pas fin aux risques d’attentats, la question du volume et de la force de la présence militaire française en Afghanistan doit néanmoins être posée.
Déclaration de Jean-Marc Ayrault, député de Loire-Atlantique et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault s'est félicité mardi que "le symbole du terrorisme soit tombé" après la mort du chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden et a estimé qu'il fallait "amorcer un retrait" des troupes françaises en Afghanistan.
"L'objectif qui a conduit à l'engagement de la France en Afghanistan est largement atteint", a-t-il jugé mardi au cours de la réunion hebdomadaire à l'Assemblée. "C'est un message très très fort adressé à tous les terroristes", a-t-il dit.
"Il y a besoin maintenant de changer de stratégie. Il faut amorcer un retrait des troupes françaises qui sont engagées", a-t-il ajouté. "Bien sûr, il faut le concerter avec nos partenaires", a-t-il précisé. Il faut "donner des signes qu'on se réoriente dans une autre direction", appelant à un débat "serein" et "très responsable" sur le sujet.
Question au gouvernement de Jean-Michel Boucheron, député socialiste d’Ille-et-Villaine -