Le plan d’aide européen négocié le 27 octobre dépend aujourd’hui de la situation politique interne en Grèce. Mais l’incapacité de l’Europe à sortir de la crise n’est pas à chercher chez M. Papandréou, comme la droite le vocifère. Elle réside dans l’impuissance collective des dirigeants européens, le couple Sarkozy/ Merkel en tête, à doter l’Europe d’une panoplie de combat en matière de régulation financière et de croissance. "L'Europe est apparue en position de faiblesse. La responsabilité est dans la gouvernance de la zone euro, c'est-à-dire directement M. Sarkozy et Mme Merkel, depuis 18 mois" a déclaré François Hollande, député de la Corrèze et candidat socialiste à l’élection présidentielle. "La réalité, c'est qu'on a fait trop tard, on a fait trop peu et on a fait sans suffisamment de considération pour une Grèce qui méritait de la considération" a complété Michel Sapin, député PS de l’Indre.
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