La crise grecque

Un accord inabouti, une abstention assumée

Durant tout l'été nous avons vécu au rythme des dégringolades des places boursières. Aujourd'hui la situation n'est pas meilleure, loin de là.

Pourquoi ? 

La bourse est un thermomètre, un indictaur de la situation économique d’un pays. Lorsque toutes les bourses européennes “dévissent”, c’est la situation économique européenne qui va mal.  La crise grecque appelait une réaction.

Elle a été trop tardive.

Le couple franco-allemand, en principe moteur européen n'a pas fonctionné. Les atermoiements de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel ont jeté un trouble sur la capacité européenne à réagir, mais également sur le fond les réponses étaient insuffisantes et inappropriéées. Certes, il faut que les européens soient solidaires collectivement,  mais la gouverance européenne en matière économique ne fonctionne pas. Il est plus qu’urgent d’apporter des solutions durables et cohérentes.

Les deputes socialistes en s’abstenant sur l’accord européen, exprimeront leur solidarité et montreront les limites d’un accord non abouti. Une fois de plus on voit bien que les satisfecits que s’attribuent Nicolas Sarkozy lors de ses conferences de presse au terme des sommets internationaux sont sans lendemain. Ils ne durent que le moment ou il le dit. C’est tout à l’image du quinquennat qui s’achève. Rodomontade et autocongratulation se transforment bien souvent en crise et désespoir.

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