La loi NOME
Le projet de nouvelle organisation du marché de l’énergie est une vision libérale et dépassée des nouveaux enjeux énergétiques. Il pénalise les consommateurs et les entreprises.
Le gouvernement avait promis que l’ouverture des marchés à la concurrence ferait baisser les prix, c’est faux. Au contraire, la réforme a provoqué une envolée des tarifs de l’électricité de près de 10 % dès 2010 pour les particuliers, et les entreprises. Ces augmentations viennent s’ajouter à celles du prix du gaz : + 9.7% au 1er avril 2010 et + 5% au 1er juillet 2010, asphyxiant totalement les consommateurs et les entreprises.
Comme pour le gaz, cette inflation tarifaire de l’électricité est le résultat des options libérales du gouvernement. Les tarifs réglementés ne dépendront plus d’une décision politique qui tient compte de la situation économique et sociale du pays mais de la commission de régulation de l’énergie. Par ailleurs, dans tous les pays européens qui ont déréglementé leur marché de l’énergie, les consommateurs ont vu les prix s’envoler, la compétitivité des entreprises s’est fortement dégradée, la désindustrialisation accélérée.
Cette déréglementation va aussi accroître les inégalités sociales. En refusant de reconnaître que l’énergie n’est pas un bien de consommation comme les autres, ce projet de loi fragilise davantage les 3.5 millions de Français en état de précarité énergétique dont nombre d’entre eux sont contraints de se passer de chauffage ou d’eau chaude.
Les députés SRC considèrent que l’électricité est un produit de première nécesité et qu’elle doit faire partie du bouclier social, ce bouclier qui doit permettre à chacun de satisfaire ses besoins essentiels pour vivre.
Les députés socialistes radicaux et citoyens s’opposent donc à ce texte qui porte un nouveau coup au service public de l’énergie.
Hausse des tarifs de l'électricité : la double peine
François BROTTES, député de l'Isère et président du groupe "Energie" de l'Assemblée nationale analyse la hausse des tarifs de l'électricité à venir. Après avoir interpellé le gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement du mardi 26 octobre 2010, il conteste les arguments et les prises de position de la majorité et avance les propositions alternatives des socialistes sur ce sujet capital pour le quotidien des habitants de notre pays.
Question d'actualité au "ministre de la double peine" sur la nouvelle hausse annoncée des tarifs de l'électricité (janvier 2011).
Mardi 26 octobre 2010