Après avoir longtemps défendu la notation AAA de la France, la qualifiant notamment de «trésor national», le candidat Sarkozy a reconnu lundi 12 décembre 2011, dans une tribune parue dans "Le Monde", que la probabilité d’une dégradation de cette note était élevée et a tenté de relativiser ses conséquences pour le pays. C’est l’aveu d’un renoncement et d’un échec de sa politique et de celle du gouvernement : l’accord de Bruxelles du 9 décembre, en plus d’être flou et de ne donner comme perspective aux Européens que l’austérité, ne semble donc pas protéger la France contrairement à ce qui avait été annoncé. Le candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, a rappelé sa détermination à maintenir la notation AAA et à renégocier le traité en cours de rédaction, afin de permettre le retour à la croissance en Europe, avec les eurobonds et la taxe sur les transactions financières.