Wikileaks : «Les États ont besoin de discrétion, voire de secret»

Le 28 novembre 2010, le site Internet Wikileaks publiait 250 000 documents rédigés par les diplomates étatsuniens. Souvent contraints à faire preuve de toujours plus de transparence dans leur vie personnelle, les citoyens souhaiteraient voir les États en faire autant. Au nom de la liberté d’information et des principes démocratiques, Wikileaks relaye ces informations pour briser ces secrets et contrebalancer ainsi le pouvoir des gouvernements.

Si l’intention est louable, cette transparence est-elle pour autant synonyme de démocratie et atteindra-t-elle l’objectif qu’elle poursuit ?
Pour Jean-Michel Boucheron, député d’Ille-et-Vilaine et membre de la commission des Affaires Étrangères, le lien entre transparence et démocratie n’est pas aussi simple, et l’influence des documents publiés par Wikileaks dans les négociations internationales n’est que relative.

Jean-Michel Boucheron,  évoque la nécessité pour les États de garder certains documents secrets. Pour lui, les 250 000 documents écrits par des diplomates étatsuniens et publiés par Wikileaks n'auront qu'une faible influence sur la teneur des relations internationales.

 

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