Le débat d’orientation des finances publiques, qui a eu lieu mardi 6 juillet dans l’hémicycle, est l’occasion pour les députés socialistes de renvoyer le gouvernement et la majorité à leurs responsabilités en rappelant quelques vérités. La gauche a laissé les finances publiques dans un état sain et des comptes sociaux bien gérés lorsqu’elle a quitté le pouvoir en 2002. Depuis lors, par une politique irresponsable de baisse des recettes fiscales, avec par exemple la multiplication des niches fiscales pour les plus aisés qui coûte chaque année 75 milliards d’euros ou la défiscalisation des heures supplémentaires et les exonérations de cotisations sociales depuis 2007, la droite est responsable de la situation catastrophique des finances publiques que nous connaissons aujourd’hui. La dette s’élève à 83,2 % du PIB en 2010, soit 1500 milliards d’euros ! La limite européenne de 60 % du PIB est constamment violée depuis 2003. Il est important de rappeler qu’elle ne l’avait jamais été de 1997 à 2002. Indépendamment de la crise économique et financière, le gouvernement est comptable de la moitié des déficits actuels comme l’explique la Cour des comptes.
Alors que la « rigueur » et l’austérité sont devenues l’alpha et l’oméga du discours gouvernemental, le train de vie de l’Elysée et des ministères ne connaissent pas, quant à eux, le gel des dépenses publiques prôné par ailleurs
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René Dosière, Député du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen a décrypté, lors d'une conférence de presse, le Vendredi 28 mai, le train de vie de l'Etat.
Au cœur d’une crise profonde de la zone euro qui remet au premier plan la question des finances publiques, le budget de l’Elysée a continué à croître de 2,5 % soit 6 fois plus vite que le budget de l’Etat. Le président Sarkozy continue à mener un train de vie dispendieux alors qu’il demande à ses concitoyens de consentir des efforts pour améliorer l’état de nos finances publiques. L’exemplarité n’est donc pas de mise au sommet de l’Etat : tous les postes de dépenses de l’Elysée ont augmenté, sauf celui qui concerne les aides sociales… Frais de transports, de communication, de réception : autant de dépenses qui apparaissent à juste titre indécentes au moment d’une crise qui devrait imposer un minimum de sobriété. Quant aux ministres, ils peuvent cumuler leur traitement de ministre avec celui d’élu local, jusqu’à 21 000 euros.
Face à cela, le député René Dosière a proposé un gel des dépenses de l’Elysée ainsi que l’interdiction du cumul des indemnités pour les ministres. La majorité saura-t-elle faire preuve de « rigueur » dans ce domaine ?
René Dosière prône de diviser par deux le nombre des conseillers ministériels Lire le dossier
PARIS (AFP) 3 décembre 2009 - Le député apparenté socialiste René Dosière a demandé jeudi au gouvernement de "montrer l'exemple" en matière d'économies budgétaires en diminuant "par deux le nombre de conseillers ministériels".
René Dosière prône de diviser par deux le nombre des conseillers ministériels Lire le dossier
PARIS (AFP) 3 décembre 2009 - Le député apparenté socialiste René Dosière a demandé jeudi au gouvernement de "montrer l'exemple" en matière d'économies budgétaires en diminuant "par deux le nombre de conseillers ministériels".
Communiqué de Presse Groupe socialiste
27 octobre 2009 A son habitude, Nicolas Sarkozy a développé un discours fort et populiste très éloigné de son action depuis deux ans.
Les arguments cités par le Gouvernement pour maintenir son bouclier fiscal ne tiennent pas. Celui-ci est devenu le symbole d’une fiscalité profondément injuste, de moins en moins redistributrice dans une période de crise ou la solidarité de tous devrait être la règle, par Didier MIGAUD, député de l’Isère, président de la commission des finances, de l’économie générale et du plan.