Afin de poursuivre sa réflexion sur le nucléaire, le Groupe SRC a auditionné mercredi matin des membres de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, dont son Président André-Claude Lacoste. L’occasion de revenir sur les conséquences de Fukushima et l’audit des installations nucléaires demandé par le gouvernement.André-Claude Lacoste tient tout d’abord à présenter l’autorité administrative indépendante qu’il préside. Créée en 2006, l'ASN assure, au nom de l'État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l'environnement des risques liés à l'utilisation du nucléaire. Elle contribue à l’information des citoyens et est chargée de contrôler les activités nucléaires civiles en France.
C’est à cette autorité que le gouvernement a demandé un audit des installations nucléaires françaises suite à l’accident de Fukushima. André-Claude Lacoste précise d’ailleurs que, parallèlement à cet audit, sont menés les « stress tests » demandés par le Conseil Européen. Ces enquêtes, que l’ASN souhaite cohérentes, sont réalisées dans la plus grande transparence mais dans un délai court et sur un champ considérable. Les résistances aux aléas (séisme, inondations, cumul d’événements divers) sont testées dans chacun des 28 réacteurs d’EDF, sur l’EPR, et sur d’autres types d’installation comme à la Hague. L’ASN a fait des propositions pour les rendre plus sévères, notamment en testant des facteurs additionnels comme le comportement humain. C’était une demande du Groupe SRC, qui souhaitait en effet élargir les critères de l’audit français, selon le modèle allemand.
Nombre de députés socialistes ont fait part de leur souhait de voir à terme aboutir une autorité de sûreté nucléaire internationale, qui serait cohérente dans la mesure où les accidents nucléaires ont des impacts mondiaux. Pour le Président de l’ASN, cette idée, bien que séduisante, est irréalisable, le nucléaire étant un sujet trop politique, avec des états trop jaloux de leur souveraineté.
Interrogé sur la centrale de Fessenheim, la plus vieille de France, qui plus est construite sur une zone sismique, André-Claude Lacoste précise qu’elle subit un contrôle continu et que l’ASN donnera sa position officielle en juin prochain. Il note toutefois qu’un retour d’expérience suite à un accident nucléaire prend de longues années, parfois dix. Il rappelle enfin une réalité « Personne ne pourra garantir qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire en France ».
courrier de Jean-Marc Ayrault au Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer sur le comportement inacceptable de la majorité UMP à l’égard de l’opposition, concernant la gestion de l’ordre du jour réservé à l’opposition et notamment l’inscription de la proposition de loi « gaz de schiste » et la proposition de résolution européenne sur le régime de plantation. lire (06/05/11)
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