Gérard BAPT, député de Haute-Garonne : L'affaire Mediator "peut se reproduire"

mardi 24 mai 2011 16h09

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L'affaire Mediator "peut se reproduire" (Gérard Bapt)

PARIS, 23 mai 2011 (AFP) - - "L'affaire liée au Mediator peut se reproduire", met en garde le député PS Gérard Bapt, inquiet du traitement en cours à l'agence du médicament (Afssaps) du dossier d'un autre antidiabétique, Actos, accusé de favoriser la survenue de cancers de la vessie.

"Comme pour le Mediator, le doute profite au produit, et pas au patient", écrit le président de la mission parlementaire sur le Mediator, dans une tribune dans l'édition de mardi du quotidien Le Monde.

Alors que la Commission nationale de pharmacovigilance s'est prononcée pour la suspension de l'Actos le 26 mars, la Commission d'autorisation de mise sur le marché a décidé son maintien le 7 avril, "dans l'attente d'une étude de la Cnam et d'un réexamen européen", rappelle le député.

"Apparaissent clairement les mêmes mécanismes qui ont conduit au drame sanitaire du Mediator, qu'il s'agisse du niveau national ou du niveau européen: faiblesse de la surveillance post-AMM, insensibilité à l'alerte, mises sur le marché peu argumentées (...), attente de confirmations, atermoiements européens...", souligne-t-il.

L'Afssaps a lancé avec la Cnam une large étude sur plus de 200.000 patients traités par pioglitazone (Actos et Competact) en France entre 2006 et 2009 pour évaluer le risque de cancer. Les premiers résultats de cette étude sont attendus fin mai.

Le patron de l'Afssaps, Dominique Maraninchi, a assuré fin avril qu'il était "prêt à prendre fin mai une décision définitive et étayée" d'arrêt de la distribution de ces médicaments si l'étude confirmait un risque accru de cancer.

 

 

 

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