La crise n’est pas la seule responsable des mauvais chiffres de l’emploi. Ils sont aussi la rançon de l’incurie de la précédente majorité qui, en pleine récession, a sabordé la politique publique de l’emploi. Faut-il rappeler la baisse continue du budget du travail, la réduction drastique des contrats aidés, le sabrage des effectifs et des moyens de pôle emploi, l’inertie face à la désindutrialisation, la dilapidation de l’investissement productif dans une politique de défiscalisation sans contreparties. Pendant 5 ans, la droite a fait le choix de culpabiliser les chômeurs, pas de s’attaquer au chômage.
Dès sa prise de fonction, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a inversé la tendance en replaçant l’emploi au cœur de toutes ses priorités. C’est la recherche de solutions aux plans sociaux que la droite avait laissés dans les placards. C’est l’abrogation du dispositif imbécile des heures supplémentaires défiscalisées qui subventionnait la destruction d’emplois. C’est le redressement de notre appareil industriel dont le plan de soutien à la filière automobile est la première traduction. C’est la réorientation de l’Europe vers une stratégie de croissance.
Dès la rentrée, cette priorité à l’emploi va passer la surmultipliée en se déployant sur tous les fronts : l’ouverture du marché du travail aux populations les plus fragilisées, les jeunes et les seniors, avec la création des 150 000 emplois d’avenir et la mise en place du contrat de génération ; le développement industriel avec la formation de la banque publique d’investissement, le livret d’épargne industrie et une réforme fiscale favorable aux PME ; la prévention des licenciements abusifs avec une législation appropriée ; la sécurisation du travail et la compétitivité avec les avancées de la conférence sociale. Cette stratégie massive est la seule manière de faire reculer le chômage.
______________________
Communiqué de Thierry Mandon, député de l'Essonne porte-Parole du groupe SRC à l'Assemblée nationale - 26/07/12