Salon aéronautique du Bourget

mercredi 17 juin 2015

Salon aéronautique du Bourget
Linda Gourjade.
Monsieur le ministre de la défense, le cinquante et unième salon du Bourget a ouvert ses portes ce lundi. Historiquement, la France est en pointe en matière d’industrie aéronautique et de défense. Cette position, nous l’avons renforcée, comme l’a encore démontré le rapport sur les exportations d’armement pour 2014. L’année 2015 s’annonce prometteuse, symbolisée par les ventes spectaculaires de Rafale à l’Inde, à l’Égypte et au Qatar.

 

Plusieurs facteurs concourent à cette situation : les efforts déployés par notre diplomatie économique, engagée dès 2012 par le Président de la République ; le rééquilibrage entre l’euro et le dollar préconisé par notre majorité ; mais aussi, bien évidemment, l’excellence des travailleurs et des entreprises du secteur.

 

Voisine du bassin d’emploi toulousain, je mesure très concrètement dans ma circonscription du Tarn les vertus d’un écosystème alliant innovation, investissement et progrès social. Le dynamisme du secteur profite à notre territoire et à ses habitants.

 

La vitalité de nos industries dans l’aéronautique est également une bonne nouvelle pour notre politique de défense. En effet, le produit de certaines ventes abonde les recettes exceptionnelles qui financent la loi de programmation militaire. Alors que les défis relevés chaque jour par nos forces sur le territoire national comme sur les théâtres extérieurs sont considérables, nous devons tous nous féliciter de la solidité de notre outil industriel.

 

Monsieur le ministre, au cœur de cette semaine du Bourget, pouvez-vous détailler à la représentation nationale votre analyse sur la santé de notre industrie de défense ?

 

 

Réponse : Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.

 

Comme vous le soulignez, madame la députée, le salon du Bourget se déroule de manière excellente, tant par l’affluence – 320 000 visiteurs sont attendus – que par le nombre de délégations étrangères, plus d’une centaine. Cela est dû à l’excellence de nos entreprises, dans le domaine de l’aéronautique comme dans celui du spatial, dans le domaine civil comme dans le domaine militaire, qu’il s’agisse de nos grands groupes ou des PME spécialisées qui parsèment le territoire.

Comme tous les ans au mois de juin, j’ai rendu publics la semaine dernière les chiffres d’exportation de défense. Alors que le montant des exportations de défense de la France était de 4,7 milliards d’euros en 2012, il atteindra en 2014 le record historique de 8,2 milliards, et tout laisse à penser, après les commandes de Rafale – auxquelles il faut ajouter les commandes d’hélicoptères passées la semaine dernière par le Koweït –, que nous doublerons ce chiffre en 2015.
 

 

Il y a plusieurs raisons à ces performances : d’abord les menaces, bien réelles ; ensuite, bien entendu, la qualité et l’excellence de nos entreprises ; mais aussi le fait que nos forces utilisent ces capacités en opérations, confirmant ainsi leur grande qualité ; enfin une méthode différente, qui consiste d’abord et avant tout à respecter notre partenaire.

Il faut que ce mouvement se poursuive. Ce sera le cas, je crois, à deux conditions.

Premièrement, une condition de formation. « L’Avion des métiers », filière de formation développée par la profession – le GIFAS, ou Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales – et soutenue par François Rebsamen doit être au rendez-vous.

 

Deuxièmement, une condition d’innovation. Si nous voulons que nos industries de défense soient aux rendez-vous d’après-demain, il faut préserver les crédits affectés à l’innovation et à la recherche dès aujourd’hui. C’est ce que nous faisons, et c’est pourquoi je suis optimiste pour l’avenir.

 

 

 

 

 

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