Elisabeth Guigou - Une instrumentalisation indigne de l'horrible situation des chrétiens d'Orient - 29/03/16

mardi 29 mars 2016

 

Je désapprouve fermement la rencontre, ces derniers jours, entre plusieurs parlementaires LR et M. al-Assad. Cette initiative, qui n’est pas la première du genre, constitue une nouvelle preuve du soutien constant qu’ils ont apporté depuis 2011 au chef du régime syrien pourtant responsable de la répression féroce des manifestations pacifiques de 2011, de la libération des terroristes emprisonnés qui ont grossi les rangs de Daesh et de bombardements délibérés de la population civile avec des barils explosifs et du chlore.

 

L’instrumentalisation, par ces parlementaires, de l’horrible situation des chrétiens d’Orient pour justifier leur soutien au régime syrien est indigne. Les chrétiens d’Orient sont à la fois victimes des persécutions de Daesh et des guerres au Moyen-Orient, où ils sont présents depuis 2000 ans, qui les contraignent à quitter leurs foyers, pour beaucoup définitivement. De nombreux chrétiens ne reconnaissent pas à M. al-Assad le rôle qu’il prétend avoir de « bouclier des minorités » et l’accusent de prendre en otage les minorités, pour assurer sa propre survie.

 

Cette guerre doit cesser. La diplomatie française a d’ailleurs toujours considéré que la solution résidait dans une transition politique associant l’opposition et des éléments du régime. Pour aboutir à la paix, il est indispensable que les représentants de toutes les composantes du peuple syrien s’accordent sur les modalités d’une transition politique, dont l’ensemble des Etats de la région, parmi lesquels l’Arabie saoudite et l’Iran, puissent être les garants. C’est l’objectif des négociations inter-syriennes à Genève, sous l’égide de l’ONU et soutenues notamment par la France, les Etats-Unis et la Russie.

 

C’est précisément cet équilibre qui est fragilisé par les initiatives similaires à celle des parlementaires LR qui laissent penser que seul le soutien au chef du régime syrien garantira la paix. C’est faux, car cela sera refusé par une partie importante de la population syrienne et par plusieurs puissances régionales.

 

Je m’étonne du silence assourdissant de Monsieur Sarkozy qui a été le premier, avec son gouvernement, à exiger le départ de M. al-Assad. J’aimerais savoir ce qu’il pense aujourd’hui de cette équipée irresponsable de parlementaires du parti qu’il dirige qui jouent avec constance le rôle de porte-parole du régime syrien dont ils reprennent mot pour mot la propagande.

 

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Communiqué de presse d'Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, députée de la Seine-Saint Denis

 

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