Oui, la France avance

vendredi 29 avril 2016

 

A l’initiative de Frédérique Espagnac et Sébastien Denaja, 23 parlementaires socialistes ont cosigné une tribune parue dans le Monde le 29 avril 2016. Plus de croissance, moins de déficits, des revenus qui augmentent, la consommation qui repart… Oui, la situation s’améliore, oui, ça commence à aller mieux.

 

Le Président de la République l’a dit le 14 avril, et c’est vrai : ça va mieux ! Ce n’est pas un mantra, c’est un constat. Ça ne va pas encore bien pour tout le monde, mais oui ça commence à aller mieux pour beaucoup de Français. C’est notre combat.

 

Il y a aujourd’hui en France plus de croissance et moins de déficits. Le revenu des ménages progresse, la consommation repart. Grâce aux mesures de soutien aux PME et TPE, à la compétitivité de notre outil productif, aux filières industrielles, à l’économie sociale et solidaire, les entreprises reconstituent leurs marges, investissent et surtout embauchent à nouveau. Le déficit commercial diminue. L’économie française recrée enfin des emplois : plus de 82 000 en 2015, c’est la plus forte évolution depuis 2007. Le redressement productif et industriel se confirme. Les contrats exceptionnels signés par STX et DCNS en sont l’emblème éclatant, tout autant que de l’excellence française, celle des savoir-faire, de nos techniciens, de nos ouvriers comme de nos ingénieurs et chercheurs. Le chômage a enregistré en mars sa plus forte baisse depuis seize ans. C’est le huitième mois consécutif que le chômage des jeunes diminue : moins 6,6% en un an. Le recul du chômage, durablement et pour tous, est désormais à portée de main.

 

Ça va mieux, même si nous mesurons chaque jour sur le terrain que la vie est dure pour encore beaucoup trop de Français, trop nombreux à faire face à la précarité. Nous nous battons pour eux.

 

Nos concitoyens savent la gravité de la situation dans laquelle se trouvait le pays en 2012. Il nous a d’abord fallu assainir les comptes publics, plombés par une dette alourdie de 600 milliards d’euros. Ce n’était pas un simple objectif comptable, mais une exigence de souveraineté pour notre pays face à la menace directe des marchés financiers. Il nous a fallu reconstruire un appareil industriel profondément dégradé, qui avait perdu 750 000 emplois en 10 ans, non seulement pour en recréer, mais surtout, parce que tout est lié, pour garantir le financement durable de notre protection sociale. Et parce que les Français savent que l’on ne répartit que les richesses que l’on produit. Il fallait en même temps réaffirmer la place des services publics, notamment en milieu rural, et surtout, investir dans l’avenir, mettre notre pays sur la voie de la transition énergétique et numérique, et réorienter l’Europe et ses politiques que la droite avait soumises au dogme de l’austérité. En même temps qu’il a fallu relever ces immenses défis, la nation a dû affronter – et affronte encore – des crises majeures et inédites dans leur ampleur : une menace terroriste omniprésente, la montée du nationalisme xénophobe, le drame humain des réfugiés, le défi planétaire du réchauffement climatique.

 

Alors si ça va mieux, c’est avant tout grâce aux Français, qui ont su ne pas se désunir, même au plus fort de la tourmente. Dans l’histoire, notre peuple a toujours eu le ressort pour se dépasser et se projeter. D’importants efforts, c’est vrai, ont été demandés dans les premières années du quinquennat. On commence à le voir aujourd’hui : ces efforts en valaient la peine, et il est légitime que les Français en recueillent à présent les premiers fruits. Les baisses d’impôt ont bénéficié à plus de 12 millions de ménages depuis 2014. La prime d’activité a déjà été versée à plus de deux millions de travailleurs modestes. La revalorisation du traitement des fonctionnaires, gelé depuis 2010, est intervenue, c’était un véritable impératif de justice. Des choix forts ont été faits en faveur de la jeunesse – déploiement de la Garantie jeune, création d’une aide à la recherche du premier emploi, augmentation des bourses étudiantes.   

 

Ça va mieux, et cela sans qu’il ait été besoin d’infliger au pays cette potion amère que d’autres pays de la zone euro ont eu à subir, et que la droite française continue à préconiser : une cure d’austérité pour démanteler l’Etat social. Depuis 2012, notre modèle social a été non seulement préservé, mais conforté. L’Éducation est redevenue le premier budget de la nation. Parce que le premier combat de la gauche, c’est la lutte contre les inégalités sociales. Pour la première fois depuis 2004, le régime des retraites est à l’équilibre. Le déficit du régime général la sécurité sociale a été divisé quasiment par trois en quatre ans, sans déremboursement de médicament ni « franchise » nouvelle. Au-delà des chiffres, ce sont des hommes et des femmes qui sont concrètement protégés face aux risques de la vie. Les minima sociaux ont été revalorisés, et parce que c’était justice, celles et ceux qui avaient commencé à travailler tôt ont retrouvé le droit de partir à la retraite à 60 ans – un demi-million de travailleurs ont été concernés. De nouvelles libertés, de nouveaux droits, revendiqués par la gauche de longue date, ont été conquis : la généralisation de la complémentaire santé pour tous les salariés, la prise en compte de la pénibilité et des congés maternité dans le calcul des retraites, la garantie des pensions alimentaires, le tiers payant généralisé, l’IVG remboursé à 100%, le droit au mariage pour tous.  

 

Oui ça va mieux et comme parlementaires de gauche, nous allons continuer dans les mois et années qui viennent à œuvrer, à moderniser notre modèle social en offrant de nouvelles protections aux travailleurs, en renforçant nos entreprises et en confortant le dialogue social ; continuer à transformer notre modèle de développement économique par la transition écologique et numérique ; continuer à lutter contre la finance dévoyée, l’évasion et la fraude fiscales, contre l’argent sale qui corrompt, pour une République nouvelle et exemplaire, pour une démocratie renouvelée ; continuer à lutter, parce que c’est le combat historique de la gauche, contre les inégalités, les discriminations, les déterminismes sociaux, la relégation territoriale.

 

Chacun à gauche peut bien sûr avoir un autre regard sur l’action conduite depuis, mais la caricature « pire que Sarkozy » et l’outrance, « retour au XIXème siècle » sont fausses et injustes. Nous savons qu’il existe des doutes, des désaccords, des colères, au sein de la gauche, et nous sommes prêts à un débat serein à propos de l’action que nous avons soutenue pour l’intérêt général, un débat qui doit viser aussi à se projeter dans l’avenir. Nous savons qu’il existe deux attitudes, l’une plus radicale, davantage portée à privilégier la contestation, l’autre plus réformiste, acceptant la logique et la dynamique du compromis. Nous revendiquons clairement cette seconde attitude, mais nous pensons qu’il y a des idéaux communs, des valeurs partagées dans toute la gauche.  C’est pour cela que nous croyons que le débat est non seulement possible, mais souhaitable. 

 

Fidèles aux valeurs de la gauche, aux valeurs de la République, à nos engagements pris devant les Français, nous poursuivrons, inlassablement, notre action pour moderniser la France, protéger les Français, et redonner à notre pays fierté et confiance.

 

 

Signataires :

 

Sébastien Denaja (député de l’Hérault), Frédérique Espagnac (sénatrice des Pyrénées-Atlantiques),

Patricia Adam (députée du Finistère), Guillaume Bachelay (député de Seine-Maritime), Erwann Binet (député de l’Isère), Yves Blein (député du Rhône), Christophe Borgel (député de Haute Garonne), Emeric Bréhier (député de Seine-et-Marne), Luc Carvounas (sénateur du Val-de-Marne), Christophe Castaner (député des Alpes-de-Haute-Provence), Marie-Anne Chapdelaine (députée d’Ille-et-Vilaine), Seybah Dagoma (députée de Paris), Françoise Dumas (députée du Gard), Olivier Faure (député de Seine-et-Marne), Hugues Fourage (député de Vendée), Razzy Hammadi (député de Seine-Saint-Denis), Marietta Karamanli (députée de la Sarthe), Annick Lepetit (députée de Paris), Sandrine Mazetier (députée de Paris), Nathalie Nieson (députée de la Drôme), Elisabeth Pochon (députée de Seine-Saint-Denis), Dominique Raimbourg (député de Loire-Atlantique), Eduardo Rihan-Cypel (député de Seine-et-Marne), Sylvie Tolmont (députée de la Sarthe)

 

 

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