Jean-Yves Caullet - Donner une suite rapide et claire au Brexit - 27/06/16

lundi 27 juin 2016

La meilleure attitude de l'Union Européenne, suite à la décision référendaire du Royaume Uni, c'est de donner une suite rapide et claire à cette décision.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne semble pas sur cette voie!

 

Le Premier Ministre Britannique se donnerait déjà trois mois avant de formaliser la demande de sortie de l'Union, on commence à nous expliquer que la suite sera longue, compliquée, que l'issue finale d'une procédure à large part négociatoire est difficile à cerner avec précision...

 

On va finir par craindre que les institutions européennes donnent une caricature d'elles-mêmes, capables de mesurer la largeur des haies de nos champs, et d'imposer des règles tatillonnes pour faire notre bonheur malgré nous, mais incapables de la même rigueur et précision quand il s'agit de son essence même.

 

Oui il faut un sursaut européen, mais si l'on souhaite que les vibrants appels en faveur d'une nouvelle étape, d'une défense commune, d'une frontière commune, d'une convergence sociale, etc,... soient entendus comme  autre chose que des imprécations, il faut démontrer la capacité de l'Union à trancher clair et vite la mise en pratique de la décision du Royaume Uni.

 

Un tel choix, souvent qualifié de séisme, ne peut rester sans conséquences rapides, sauf à accréditer l'idée que ceux qui partent sont plus forts que ceux qui restent, sauf à montrer que le beurre n'exclut pas l'argent du beurre, sauf à laisser croire que les arguments de ceux qui voulaient rester sont vides de sens.

 

La fermeté et la rapidité peuvent paraître dures pour celles et ceux qui se sont battus pour rester dans l'Union, mais le respect qu'on leur doit c'est de montrer les conséquences pratiques effectives du choix exprimé de partir.

 

Alors oui, il faut rapidement que ce choix entraîne la perte symbolique des facilités les plus appréciées liées à l'appartenance à l'Union pour que chacun mesure la gravité de la décision.

 

A défaut, on considérera qu'on peut être dedans et dehors, conserver les avantages et se débarrasser des inconvénients, bref oublier que la liberté et la responsabilité vont de pair.

 

Si l'Union reste empêtrée dans des procédures dilatoires, elle montrera son pire visage.
Que deviendrait-elle aux yeux du monde si elle admettait une telle difficulté à différencier ceux qui adhèrent à son projet et ceux qui veulent s'en démarquer?

 

Pire encore, on finirait par penser que puisque ceux qui partent dictent leurs conditions et leur calendrier, on peut aussi intégrer le club dans les mêmes conditions...au fait, ça ne nous rappelle pas quelque chose?

 

Les référendums sont dangereux, mais le danger est pire encore d'en ignorer ou d'en contourner le résultat,...remember...2005.

 

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Communiqué de Jean-Yves CAULLET, député de l'Yonne du groupe socialiste, écologiste et républicain - 27/06/16

 

 

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