Enquête IGS: Daniel Vaillant dénonce une "manipulation" dont il était "une des victimes"

mercredi 11 janvier 2012 14h58

Catégorie:

 

Enquête IGS: Daniel Vaillant dénonce une "manipulation" dont il était "une des victimes"

 

PARIS, 11 jan 2012 (AFP) - - Le député PS de Paris Daniel Vaillant a jugé que l'enquête de la "police des polices" parisienne, qui a faussement conduit à la mise en cause de son officier de sécurité, était une "manipulation" dont il se décrit comme "une des victimes".

"Sur ordre de qui? Pour faire plaisir à qui? Du temps que j'ai passé à l'Intérieur (ndlr: 2000-2002), vous n'avez pas vu des choses comme ça", s'est offusqué dans un entretien téléphonique à l'AFP Daniel Vaillant, à propos de faits qui remontent à la période électorale de 2007.

 

"J'étais une des victimes ciblées, même si la première victime, c'était mon officier de sécurité, Christian" Massard, un temps mis en cause avec trois autres fonctionnaires dans une enquête sur un trafic présumé de titres de séjour à la préfecture de police, a déclaré l'ex-ministre de l'Intérieur.

 

Aujourd'hui directeur de cabinet adjoint du président PS de la région Ile-de-France, le haut fonctionnaire Yannick Blanc avait été écarté de la préfecture de police de Paris dans la foulée de cette affaire, survenue fin mai 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence.

 

"Il fallait justifier la mise hors-cadre de Blanc. On a mis son N.2, Bruno Triquenaux, dans la charrette. Et en même temps, on faisait un coup entre les deux tours des législatives sur l'officier de sécurité de Vaillant", placé en garde à vue le 31 mai, s'est souvenu Daniel Vaillant.

"Il y a eu un montage", martèle Daniel Vaillant qui met en cause le "zèle" de fonctionnaires.

"Je me souviens que j'avais appelé" le préfet de police de Paris Pierre Mutz, qui venait de quitter ses fonctions après l'élection présidentielle et qui "m'avait dit qu'il n'était au courant de rien". "Je me souviens juste qu'il m'avait dit: +M. le ministre, je pense que votre gars n'a rien à se reprocher+".

Daniel Vaillant explique qu'il a ensuite voulu s'assurer de l'innocence de son ancien officier de sécurité et que quelques mois plus tard, il décidait de "porter plainte contre l'IGS", l'Inspection générale des services (police des polices), soupçonnant notamment d'avoir été la cible d'écoutes illégales.

"Le procureur de Paris" Jean-Claude Marin avait "classé ma plainte", a-t-il regretté, demandant que soit "lavé l'honneur" des personnes injustement mises en cause.

Nos expressions

Un nouveau Premier ministre qui incarne la force du travail collectif

Limitation des gros salaires du public: "ce sera fait", affirme Michel Sapin

Jean-Marc Ayrault : « M. Sarkozy est un candidat perdu »

Toutes les expressions

Nos initiatives

Toutes les initiatives
 

Il faut le savoir

Nous les avions alertés, nous avons eu raison…

Lire la suite

 

LeSarkoMètre

Lire le Sarkomètre