Fiche bilan : Crise financière

mercredi 15 février 2012 11h42

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Crise financière

Sarkozy 2007

« Il y a aujourd'hui dans le monde une exigence de moralisation, de transparence, de protection, d'équité, de régulation à laquelle il faut que les responsables politiques de la planète répondent.»

Discours de Nicolas Sarkozy, Argonay, 23/10/08

 

Le bilan

La dette de la droite

Les excès du capitalisme financier ont continué comme avant. La réactivité pour sauver le système bancaire n'a débouché sur aucun acte concret pour refonder le système du crédit. Aucun instrument de régulation significatif n'a vu le jour pour guérir les plaies de la finance mondiale : les paradis fiscaux, les produits dérivés, les bulles spéculatives. Pire, dans sa gestion intérieure, N. Sarkozy a continué d'appliquer les recettes libérales qui ont provoqué la faillite : défiscalisation, déréglementation, surendettement d'un côté ; baisse des revenus, limitation de la protection sociale, paupérisation des services publics de l'autre. Dans ce contexte, le mini plan de relance et le « grand » emprunt font figure de cautères sur une jambe de bois.

 

La crise de la dette est en grande partie la facture de la politique sarkozyenne. En dix ans, la droite a doublé la dette de la France (1 800 milliards). La désorganisation de ses finances publiques sous le poids d'une politique de niches fiscales (coût : 40 milliards depuis 2007), de la pénurie d'investissements productifs et d'une faible croissance menace de faire exploser ses taux d'emprunt et de rendre la situation financière incontrôlable.

 

Un corset de fer pour les peuples européens. Les décisions prises à l'initiative de N. Sarkozy et A. Merkel pour faire face à la crise de l'euro imposent une austérité généralisée dans l'Union : gel des rémunérations, flexibilisation du marché du travail, remise en cause des prestations sociales. La droite ne s'attaque qu'aux dépenses publiques, jamais à la réforme fiscale et à la relance de la croissance. Appliqué de manière radicale en Grèce et dans les Etats qui ont fait appel au soutien de l'UE, ce corset asphyxie la croissance, augmente l'endettement et plonge des millions d'Européens dans la précarité et le chômage La droite aborde la crise de la dette exclusivement sous l'angle de la réduction de la dépense publique, sans se poser la question des recettes (réforme fiscale) et sans se donner les moyens de la crise. Les peuples payent le prix fort d'une crise provoquée par le libéralisme et ses banquiers.

 

 

Les principales mesures

 

- Le plan de sauvetage des banques (septembre 2008) garantit le système de crédit d'une faillite en créant un fonds de 360 milliards. La majorité a refusé notre proposition d'une prise de participation de l'Etat dans les banques aidées, qui lui aurait rapporté 3 fois plus que le mécanisme de prêt finalement retenu (vote : Abstention).

 

- Le plan de relance (janvier 2009)est trop tardif et mal calibré. Mobilisant à peine 0,30% du PIB il est un soutien d'urgence aux entreprises mais ignore la relance de la consommation et de l'investissement.

 

- La fusion des banques populaires et des caisses d'épargne (mai 2009)donne naissance au deuxième groupe bancaire français et au bombardement à sa présidence de l'ancien secrétaire général adjoint de… l'Elysée: François Pérol. Illustration des conflits d'intérêts du système Sarkozy.

 

- Alors qu'1 euro sur 3 dépensés par l'Etat est financé par l'emprunt quotidien, le grand emprunt de février 2010 (35 milliards) est appelé à financer des « dépenses d'avenir ». En dehors de ses retombées sur la dette, ses effets restent encore à prouver.

 

- Les plans de sauvetage de la Grèce (mai 2010/ vote PS : Pour/ juillet 2011/ vote PS : Abstention) relèvent d'une solidarité européenne indispensable. Mais les banques sont sollicitées a minima et la faible participation des banques,  l'absence de toute stratégie de croissance et les divergences sur la gouvernance empêchent de casser la spéculation qui s'exerce, derrière la Grèce, contre toute la zone euro. 

 

- Le Fonds européen de stabilité financière (juin 2010), mécanisme d'assistance aux pays de la zone euro, a été adopté avec les voix socialistes. L'engagement de la France atteint 111 milliards d'euros. 

 

- La loi sur la régulation bancaire et financière (juin 2010), ne tire aucune leçon de la crise. Elle se contente de mettre en place un pseudo Conseil de régulation financière. Les pratiques spéculatives des banques continuent comme avant.

 

 

Les chiffres-clés

 

Près de 1500 filiales des sociétés du CAC 40 sont abritées dans les paradis fiscaux. 

 

 

Ils ont osé le dire

 

« Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est fini ! »

Nicolas Sarkozy, sommet du G20, Septembre 2009.

 

 

Ce que nous avons obtenu

 

La négociation d'une taxe sur les transactions financières. L'adoption (juin 2011) de notre proposition de résolution commune avec le SPD oblige le gouvernement à présenter ce projet lors du Conseil européen. Elle rapporterait 200 milliards par an à l'UE.

 

Les engagements de François Hollande

 

« Je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance pour sortir de la crise et de la spirale d’austérité qui l’aggrave. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. Je proposerai de créer des euro-obligations. Je défendrai une association pleine et entière des parlements nationaux et européens à ces décisions. Cinquante ans après le traité de l’Élysée, je proposerai à notre partenaire l’élaboration d’un nouveau traité franco-allemand »

« J’agirai, dans le cadre du G20, pour une parité plus équilibrée de l’euro vis-à-vis du dollar américain et du yuan chinois en proposant un nouvel ordre monétaire international. »



« Le déficit public sera réduit à 3% du produit intérieur brut en 2013. Je rétablirai l’équilibre budgétaire en fin de mandat. Pour atteindre cet objectif, je reviendrai sur les cadeaux fiscaux et les multiples « niches fiscales » accordés depuis dix ans aux ménages les plus aisés et aux plus grosses entreprises. Cette réforme de justice permettra de dégager 29 milliards d’euros de recettes supplémentaires »

« Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives. J’interdirai aux banques françaises d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie. Je supprimerai les stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, et j’encadrerai les bonus. Je taxerai les bénéfices des banques en augmentant leur imposition de 15 %. Je proposerai la création d’une taxe sur toutes les transactions financières ainsi que d’une agence publique européenne de notation »

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