Dépendance
Sarkozy 2007
« Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d'autonomie et garantir à tous les Français qu'ils pourront rester à domicile s'ils le souhaitent. » Programme du candidat Sarkozy
Le bilan
La branche oubliée La grande priorité de la fin du quinquennat a été remisée dans les cartonssous prétexte de crise financière. Ce report sine die est lourd de conséquences pour les personnes âgées et leurs familles, confrontées à des charges souvent écrasantes et à une offre insuffisante en matière d'aide à domicile ou de structures d'accueil. Alors que le grand âge est devenu une composante incontournable de notre société, la seule aide disponible reste l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), créée par la gauche en 2001. Les départements en assurent aux ¾ le financement.
La tentation de l'assurance privée obligatoire.Elle figurait dans les solutions proposées par N. Sarkozy. Cette couverture individuelle est la plus inégalitaire en liant la prise en charge non au degré de dépendance mais aux revenus de la personne âgée et de sa famille. Prudemment mise sous le boisseau par le Premier ministre, la mesure continue d'être la principale préconisation du projet de l'UMP sur le sujet.
Les principales mesures
La prorogation du programme de recherche contre la maladie d'Alzheimer lancé par le gouvernement Jospin en 2001
Les chiffres-clés
Une personne âgée en perte d'autonomie doit débourser en moyenne 1 800 euros à domicile et 2 500 euros en établissement pour compenser ses incapacités (Cour des comptes).
D'après la DREES, 1,4 à 1,6million de personnes âgées devraient avoir besoin d'une aide en 2040, soit une augmentation d'environ 1 % par an.
La perte d'autonomie touche seulement 2,7 % des 60 - 79 ans, et 11,2 % des plus de 82 ans (CESE).
Ils ont osé le dire
« Attendre encore serait une faute morale impardonnable, ce serait refuser de regarder la réalité en face, ce serait refuser d'assumer mes responsabilités. Pourquoi refuser d'assumer ses responsabilités ? Parce que c'est difficile ? Parce que l'année prochaine il y aura des élections présidentielles ? Mais qui pourrait comprendre que l'on ne s'attaque pas à un problème grave parce qu'il est difficile ? Qui pourrait accepter que l'on s'arrête d'agir, de réformer un an et demi avant la fin d'un quinquennat ? »
Nicolas Sarkozy, annonçant la réforme sur la « dépendance », 08/02/11.
« Il faut aller de l'avant en sauvegardant l'essentiel, et cette réforme viendra, je le redis : elle n'est pas annulée, elle est reportée »
Roselyne Bachelot, Libération, 02/09/11.
Les engagements de François Hollande
« J’engagerai une réforme de la dépendance permettant de mieux accompagner la perte d’autonomie. »