Fiche bilan : Europe

mercredi 15 février 2012 11h30

Catégorie:

Europe

Sarkozy 2007

« L'Europe ne doit pas être le cheval de Troie d'une mondialisation réduite à la circulation des capitaux et des marchandises, mais doit au contraire protéger ses peuples dans la mondialisation »

Programme du candidat Sarkozy

 

Le bilan

La dérive 

 

La crise a démenti cette profession de foi : l'Europe de Sarkozy/ Merkel n'a pas protégé les Européens. Les banques ont été sauvées de la faillite en 2008 mais à quel prix ? Depuis c'est la spirale infernale des plans d'austérité …L'Union a raté le rendez-vous avec l'Histoire. Elle aurait pu se souder devant l'épreuve, mutualiser sa dette, construire une stratégie économique, inventer des instruments de régulation. Au lieu de quoi, elle a baissé pavillon devant les marchés et fait payer la facture à ses peuples.

 

La responsabilité des dirigeants conservateurs est écrasante. Intervenant toujours trop peu et trop tard, ils sont apparus dépourvus de pouvoir et de vision face aux marchés financiers. C'est forcés par le risque d'effet domino qu'ils sont venus au secours de la Grèce et ont créé le fonds de stabilisation. Mais ils n'ont mis en place aucun des instruments qui auraient permis de casser la spéculation : les euro-obligations, la possibilité pour la BCE de racheter les dettes souveraines ou la taxe sur les transactions financières.

 

L'affaissement de l'Union est la conséquence de l'éloignement de la France et de l'Allemagne.L'écart de performances entre les deux économies depuis 5 ans a creusé les divergences entre N. Sarkozy et A. Merkel. La chancelière allemande n'a pas la fibre européenne de ses prédécesseurs et Sarkozy ne pense qu'à tirer la couverture à lui. Seul point commun : l'austérité comme pensée unique. Privé de son principal moteur politique, la volonté européenne s'est effilochée sur tous les grands dossiers : les politiques communes, l'Union méditerranéenne, la défense européenne, l'intervention en Libye, le nucléaire… Le chacun pour soi devient la règle. L'Europe est malade de son idéologie dominante et de ses dérives.

 

 

Les principales mesures

> La ratification parlementaire du traité de Lisbonne (février 2008)permet de sortir de la crise politique que traversait l'Europe après le Non au référendum sur le traité constitutionnel. Mais le gouvernement a choisi la mauvaise méthode, en demandant au Parlement de se substituer au peuple pour adopter le nouveau traité. 

 

> La présidence française de l'Union Européenne (deuxième semestre 2008). Sur les 4 priorités qu'elle s'était fixée (PAC, immigration, énergie et environnement,  sécurité et défense) aucune n'a progressé. La gestion commune des flux migratoires consécutifs aux révolutions arabes a même reculé lors de la tension franco-italienne (avril 2011).

 

> Le plan de sauvetage de la Grèce (mai 2010)est un acte élémentaire de solidarité européenne pour permettre à la Grèce de faire face à sa dette.  Nous l'avons voté mais en regrettant que les prêts soient assortis de taux d'intérêt trop élevés et d'une austérité trop brutale. 

 

> Le Fonds européen de stabilité financière (juin 2010/ juillet et octobre 2011), vise à soutenir un Etat de la zone euro victime d'attaques spéculatives. Mais le refus de mutualiser les dettes (en émettant des obligations européennes) et le montant trop faible du fonds rendent le dispositif fragile et insuffisant. 

 

> La transposition de la directive services (mars 2011)a détourné l'accord du Parlement européen concernant la préservation des services publics.

 

> Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont conclu à la va-vite une révision des traités qui n’est rien d’autre qu’un projet punitif, pour une zone euro de la sanction et de l’austérité : règle d'or renforcée dans tous les pays, sanctions automatiques des Etats en cas de non respect de la règle des déficits inférieurs à 3 %, contrôle par les juges…

 

Ils ont osé le dire

«  Si nous ne voulons pas qu'un jour les peuples exaspérés d'être victimes de la concurrence déloyale et des dumpings réclament de nouveau le protectionnisme et la fermeture nous devons avoir le courage de débattre de ce que doit être une véritable préférence communautaire »

N. Sarkozy, 13/11/07, Parlement européen.

 

«La crise est venue de la dérive d'un modèle anglo-saxon : je veux pour le monde la victoire du modèle européen, qui n'a rien à voir avec les excès du capitalisme financier »

N.Sarkozy, La Seyne sur Mer, 02/12/09.

 

 

Les chiffres-clés

1,1 %: la croissance de l'UE depuis l'entrée en vigueur des plans d'austérité. 

 

22,7 millions: le nombre de chômeurs dans l'UE (9 ,5 % de la population active, en augmentation de 3 points depuis 2008).  

 

 

Ce que nous avons obtenu

La mise à l'ordre du jour du Conseil européen d'une taxe sur les transactions financières.Cette idée émane d'une proposition socialiste au Parlement européen et à l'Assemblée nationale.

 

Les engagements de François Hollande

 

« Je proposerai à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance pour sortir de la crise et de la spirale d’austérité qui l’aggrave. Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. Je proposerai de créer des euro-obligations. Je défendrai une association pleine et entière des parlements nationaux et européens à ces décisions. Cinquante ans après le traité de l’Élysée, je proposerai à notre partenaire l’élaboration d’un nouveau traité franco-allemand. »

 « Je défendrai un budget européen (2014-2020) au service des grands projets d’avenir. Je soutiendrai la création de nouveaux outils financiers pour lancer des programmes industriels innovants, notamment dans les domaines des technologies vertes et des transports de marchandise ferroviaires. Et je militerai auprès de nos partenaires pour une Europe de l’énergie. »

« Je proposerai une nouvelle politique commerciale pour faire obstacle à toute forme de concurrence déloyale et pour fixer des règles strictes de réciprocité en matière sociale et environnementale. Une contribution climat- énergie aux frontières de l’Europe viendra compléter cette stratégie. »

« Je demanderai à ce que soit adoptée, au sein de l’Union européenne, une directive sur la protection des services publics. »

Nos expressions

Un nouveau Premier ministre qui incarne la force du travail collectif

Limitation des gros salaires du public: "ce sera fait", affirme Michel Sapin

Jean-Marc Ayrault : « M. Sarkozy est un candidat perdu »

Toutes les expressions

Nos initiatives

Toutes les initiatives
 

Il faut le savoir

Nous les avions alertés, nous avons eu raison…

Lire la suite

 

LeSarkoMètre

Lire le Sarkomètre