PARIS, 22 nov 2011 (AFP) - - Le porte-parole des députés PS, Bruno Le Roux, également porte-parole du candidat socialiste François Hollande, a estimé mardi que le viol et le meurtre d'une adolescente en Haute-Loire signait un "échec français" en matière de récidive pour les délits et crimes sexuels.
"Cela révèle l'échec français dans la lutte contre la récidive des délinquants sexuels", a-t-il dit au cours du point de presse des députés PS. Il a fait état des impasses de la politique pénale citant notamment "depuis 1997 pas moins de six lois sur la récidive". "On a fait croire que le durcissement des peines était la réponse à tout", a-t-il expliqué.
"Ce qui manque c'est la rapidité dans la détection, la rapidité dans la sanction, et un processus de suivi à tout niveau de la sanction pour éviter la récidive", a-t-il ajouté. Il a également évoqué "l'affaiblissement" de la coordination des institutions qui forment la chaîne pénale. "Il ne suffit pas de faire des lois", a-t-il dit.
Evoquant "la réduction des moyens", Bruno Le Roux a expliqué que "tout le monde sait que la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) et la psychiatrie judiciaire sont aujourd'hui sinistrées".
"Nous n'avons pas à disposition dans nos outils ce que peuvent avoir les Canadiens dans des prises en charge liées entre psychologie, criminologie... qui permettent d'avoir les dernières techniques pour essayer de traiter un certain nombre de cas", a-t-il ajouté.
"La responsabilité politique n'est pas de récupérer et d'instrumentaliser la douleur", mais "elle est une obligation à comprendre et à réparer les éventuels dysfonctionnements qui ont conduit à cette tragédie", a-t-il dit.